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Dépistage

Covid-19 : fin du remboursement des tests antigéniques sans ordonnance

Par Stanislas Deve

A compter du 1er mars, les assurés devront obligatoirement présenter une prescription médicale pour bénéficier d’un remboursement des tests antigéniques de dépistage du Covid.

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Jusqu’à présent, les tests antigéniques étaient les seuls tests rapides – qui dépistent les infections respiratoires aiguës – à être partiellement remboursés par l’Assurance Maladie (à hauteur de 16,5 euros) même sans prescription médicale.
Désormais, pour ne pas avoir à assumer le coût des tests antigéniques et PCR, les assurés devront obligatoirement présenter une prescription médicale lors de la réalisation du dépistage. Sauf les personnes vulnérables, les personnes âgées ou les personnes en affection longue durée.
Avec cette mesure, le ministère de la Santé entend faire rentrer "la stratégie nationale de prévention et de gestion relative aux infections respiratoires aigües d'origine virale (IRA), dont le Covid-19, (...) dans le droit commun".

Les tests antigéniques de dépistage du Covid-19 en pharmacie ne sont plus remboursés par l'Assurance Maladie sans prescription médicale à partir de ce 1er mars. C'est ce qu'indique un arrêté publié au Journal officiel du 22 février 2025 portant abrogation de diverses mesures de gestion de la crise sanitaire. Cette décision, prise par le ministère de la Santé, marque une évolution notable dans la stratégie de dépistage nationale du Covid-19.

Fin de la prise en charge sans ordonnance

Jusqu’à présent, les tests antigéniques étaient les seuls tests rapides – qui dépistent les infections respiratoires aiguës – à être partiellement remboursés par l’Assurance Maladie (à hauteur de 16,5 euros) même sans prescription médicale. Une mesure qui avait été instaurée pour faciliter l’accès au dépistage durant les phases critiques de la pandémie. Dès ce 1er mars, cette prise en charge sans ordonnance sera supprimée.

Désormais, pour ne pas avoir à assumer le coût des tests antigéniques et PCR, les assurés devront obligatoirement présenter une prescription médicale lors de la réalisation du dépistage. Exceptions faites pour certaines catégories de populations : les personnes vulnérables, les personnes âgées de 65 ans et plus ou les personnes en affection longue durée continueront de bénéficier d'un remboursement sans prescription médicale.

Faire rentrer le dépistage du Covid "dans le droit commun"

Avec cette mesure, le ministère de la Santé entend, au-delà de faire des économies, faire rentrer "la stratégie nationale de prévention et de gestion relative aux infections respiratoires aigües d'origine virale (IRA), dont le Covid-19, [...] dans le droit commun", indiquait récemment la direction générale de la Santé au micro de BFMTV. "Ces mesures arrivent à un moment critique, en pleine épidémie de grippe et de bronchiolite en France, alors que les hôpitaux sont déjà saturés, que les plans blancs se multiplient, et que les cabinets médicaux peinent toujours à absorber la demande des patients", dénonçait en retour un communiqué de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO).

Parmi les autres mesures d'urgence prises pendant la pandémie qui vont prendre fin à compter du 1er mars 2025, on peut également citer :
- le port du masque obligatoire dans certains lieux de soins ;
- l'ouverture au télésoin pour certains actes réalisés par les masseurs-kinésithérapeutes et pédicures-podologues ;
- la délivrance gratuite des tests rapides d'orientation diagnostique (TROD) par les pharmaciens aux médecins libéraux et professionnels de santé ;
- la distribution gratuite de masques aux bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (CSS), de l'aide au paiement d'une complémentaire santé (ACS) et de l'aide médicale de l'État (AME).