Sur l'année 2013, les ventes de pilules de 3ème et 4ème générations, qui représentaient environ 50 % des ventes de contraceptifs oraux depuis 2009, ont diminué au profit de celles de 1ère et 2ème générations qui atteignent désormais près de 75 % des ventes. Et il s'agit d'un switch gagnant ! Puisqu'une étude présentée ce jeudi par l'Agence de sécurité du médicament (ANSM) révèle que les changements de comportements en matière de contraception ont entraîné une diminution significative du nombre d'embolies pulmonaires. Cela aussi grâce à une augmentation du recours aux stérilets. La preuve que l'affaire Marion Larat, et plus largement celle des pilules de nouvelles générations, auront servi à quelque chose.
Une baisse de 11,2 % des embolies pulmonaires
Pour affirmer cela, l'ANSM a mené une étude sur les cas d'embolies pulmonaires survenus chez les femmes de 15 à 49 ans en France, en 2013, comparé à 2012, à partir des données du programme de médicalisation des systèmes d'information de Médecine-Chirurgie-Obstétrique (PMSI-MCO). Il s'agit plus précisément du nombre de femmes hospitalisées pour cette pathologie grave qui peut entraîner des décès.
Résultat : l'année dernière, 2 704 femmes de 15 à 49 ans ont été hospitalisées pour embolie pulmonaire (versus 3 045 en 2012, soit une différence de 341 cas d'embolie pulmonaire). Le nombre d'hospitalisations observé en 2013 pour embolie pulmonaire a donc baissé de 11,2 %, résume Dominique Martin, directeur général de l'ANSM.
Ecoutez Dominique Martin, directeur général de l'ANSM : « Tout laisse à penser qu'il y a bien un lien. On a fait des études comparatives avec l'évolution chez les hommes et chez les femmes qui ne sont pas en âge de procréer. »