« Nous Sommes Charlie », c'est le message affiché par de nombreux Français depuis les attaques terroriste perpétrés à Paris contre Charlie Hebdo, une policière, et un commerce d'alimentation cacher. Des messages de soutien à destination des 17 victimes que les médecins n'ont pas oublié. Sur leur site internet, les syndicats de libéraux CSMF (1) et MG France sont eux aussi Charlie. Tous ont l'intention de défendre la liberté d'expression.
Des médecins défileront le 11 janvier
Dans un communiqué de presse récent, la CSMF, premier syndicat médical français, écrit : « au travers des valeurs qui sont les siennes, face à l’agression meurtrière qui entache la liberté d’expression, et parce qu’elle est « Charlie », la CSMF participera à la manifestation républicaine du dimanche 11 janvier 2015. »
La Confédération indique qu'elle appelle donc tous les médecins libéraux à se mobiliser à cette occasion dans tous les rassemblements organisés à Paris et dans toutes les villes de France. Résultat, alors qu'ils sont en pleine grève administrative contre leurs tutuelles (Agences Régionales de Santé, CPAM...) les médecins ont semble-t-il laissé de côté leurs revendications.
Même s'il reste farouchement opposé au Projet de loi Santé, Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, nous a indiqué qu'il avait annnulé plusieurs de ses rendez-vous professionnels cette semaine. Et dans ce climat de tristesse et de recueillement, certaines organisations de médecins ont même décidé d'aller encore plus loin.
Suspendre la grève : une réaction de bon sens
C'est le cas du syndicat des chirurgiens et des anesthésistes libéraux "Le Bloc" qui ont annoncé suspendre leur grève débutée lundi 5 janvier 2015. « Nous avons décidé d'arrêter le mouvement. Devant les attentats, on ne voudrait pas poser problème dans les services d'urgences puisqu'actuellement, avec le plan Vigipirate, on doit être disponibles. »
Interrogé par pourquoidocteur, le Dr Jean Marty, porte-parole du syndicat le Bloc est revenu sur les raisons de cette suspension de la grève et sur le rôle des médecins libéraux en ces temps particulièrement troublés.
« Nous avions le sentiment que nous étions tous attaqués par cet attentat, que ça nous paraissait être l’horreur et que ça dépassait la force de nos préoccupations dans le ait de sauver le système sanitaire. Les risques étaient infiniment plus grands et nous pensions qu’il fallait que chacun puisse être disponible si besoin, parce qu’on savait qu’il y avait des problèmes dans le cadre des urgences notamment dans la région parisienne. C’était une réaction de bon sens. »
Ecoutez le Dr Jean Marty, porte-parole du Bloc : « Nous pensions qu’il fallait que chacun puisse être disponible, si besoin. » (entretien réalisé le 08/01/15)